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Gardanne-Biver, une ville au passé remarquable

L'occupation du territoire de l'actuelle commune de Gardanne remonte au néolithique. Mais la véritable naissance de la ville date du Moyen Âge, avec la construction d'un castrum sur le versant sud de la colline du Cativel. Pendant tout le Moyen-Âge le bourg est enfermé dans ses remparts et la seigneurie de Gardanne appartient à différentes familles nobles.
Le roi René, roi de Sicile, comte d'Anjou et de Provence, devient propriétaire du domaine communal et l'administre de 1454 à sa mort en 1480. Le pavillon de chasse, qui existe toujours, communément appelé « Pavillon du Roi René » ou « Pavillon des quatre Tours » n'a jamais été la propriété du Roi René puisqu'il a été construit presque 100 ans après la mort du souverain.
L’initial Château du Roi René est aujourd'hui entièrement détruit. Il se situait non loin de l'Hôtel de ville actuel. Les passe-temps favoris du Roi était : l'agriculture, la culture de la vigne, l'élevage et la chasse. Il y entretenait entre autres, un troupeau comptant jusqu'à 1300 brebis. Véritable ferme modèle, cette seigneurie a largement participé au développement de l'agriculture et de l'élevage en Provence.
La ville passe ensuite sous contrôle de la famille de Forbin, dont l'un des membres deviendra corsaire de Louis XIV.
En 1676, les habitants se défont de la tutelle seigneuriale. C'est à cette époque que commence l'exploitation (individuelle) du charbon de terre, qui affleure par endroits à la surface. Rapidement, le charbon est recherché pour compenser la pénurie de bois qui frappe la région.
Au XIXe siècle, l'exploitation du charbon se modernise et alimente les industries marseillaises (huileries, tuileries, savonneries) très gourmandes en énergie.
Le village, essentiellement agricole, se métamorphose avec l'extension du centre ville, la couverture du ruisseau Saint-Pierre qui le traverse et la construction d'une gare (voie ferrée Marseille -Aix- en- Provence).
Le peintre Paul Cézanne y habite quinze mois entre 1885 et 1886 et y peint des tableaux considérés comme précurseurs du cubisme.
L'installation de l'usine d'alumine Pechiney et le fonçage du puits de mine vertical à Biver, à la fin du XIXe siècle, marquent le virage industriel pris par la commune.
L'après-guerre est marqué par la construction d'une centrale thermique fonctionnant au charbon. Les effectifs à la mine atteignent un maximum en 1949 et décroissent régulièrement jusqu'à l'arrêt de l'extraction en février 2003.
Après son passé glorieux et la fermeture de la mine, Gardanne n’a pas réussi sa reconversion. Ce manque d’ambition contraint notre ville à devenir une cité dortoir où le désoeuvrement renforce sa réputation d’être mal fréquentée. C’est ce que nous voulons changer avant tout.
Idéalement placée entre Aix, Marseille et Rousset, Gardanne doit retrouver son prestige d’antan.

A Gardanne, il est temps de changer !